« Racho »
Les premières mentions du Racou (« Racho ») dans les textes officiels remontent au XVIe siècle. Le lieu est avant tout connu pour son abreuvoir, idéalement situé sur le chemin menant à Collioure (l’actuelle route dite de la Corniche n’existe pas encore).
Début du XXe siècle
De rares chalets ; quelques promeneurs en habits du dimanche : le tourisme n’a encore germé dans le moindre esprit. Le Racou est encore vierge de toute trace de « modernité », comme laissé en paix par l’homme.
Années 1930
Rares sont les propriétaires installés sur cet espace : la mairie d’Argelès-sur-Mer loue des parcelles aux plus démunis. Celles-ci seront mises en vente après le second conflit mondial.
Fin années 1940
Croisillons en fer ; pyramides en béton immergés… : les stigmates du conflit mondial récemment achevé ne sont pas visibles sur cette carte postale, mais bien réels.
En effet, les Allemands, qui craignaient un débarquement sur la côte catalane, avaient métamorphosé Le Racou en sorte de « ligne Siegfried » maritime. erreur stratégique : le 15 août 1944, les alliés poseront le pied sur les plages de Provence.
Années 50 & 60
La modernité est en marche. Le « train des plages » déverse chaque été des visiteurs sans cesse plus nombreux. Les constructions se multiplient, mais seules 5 ou 6 familles y vivent en permanence. Des commerces restent ouverts à l’année : l’épicerie de la famille Colomine, le bar restaurant La Caravelle de Margot et Joseph Mallet-Ferrer.
Aujourd’hui
Le Racou n’a pas perdu son âme originelle…
Malgré le progrès, l’explosion démographique (une centaine de familles vivent à l’année) et le développement du tourisme, Le Racou n’a pas perdu son âme originelle. L’heure est également à la protection de l’environnement. Il y a quelques années, le site du Racou a fait l’objet d’un ambitieux programme de réhabilitation et d’aménagement assuré par le conservatoire du Littoral. Les projets immobiliers sont mis sous éteignoirs.