© Stephane Ferrer Yulianti

Découvrir la Réserve Naturelle Marine de Cerbère‑Banyuls depuis Argelès

A quelques encablures d’Argelès-sur-Mer, se trouve la première Réserve Naturelle Marine de France crée en 1974. Nous avons prévu de nous y rendre le matin. Le rendez-vous est fixé à 9h15 au port d’Argelès. Le bateau semi rigide qui nous y amènera est déjà sur place. Olivier, notre accompagnateur, est sur les derniers préparatifs alors que nous profitons d’un bon café sur les quais avant de le rejoindre pour le départ.

Les gilets de sauvetages nous sont remis. Sur l’embarcation se trouvent des stand-up paddles, qui procurent également de l’ombre. Après avoir énoncé quelques règles de sécurité, Olivier allume moteur et enceinte Bluetooth pour une petite virée en musique, et nous prenons le large.

Sur l’itinéraire, nous faisons une petite halte à Collioure. Passage obligé pour quelques photos souvenirs devant le clocher. Olivier en profite pour nous conter quelques évènements de l’Histoire de la Citadelle.

Le Saviez-vous ? Le Clocher était à l’époque une tour de défense, dont le dôme a été rajouté sous Napoléon 1er.

Nous poursuivons la navigation en direction du Cap Béar. A quelques dizaines du mètre du phare : un bâtiment bien protégé trône là. Il s’agit du sémaphore de Béar.  Un sémaphore est un poste établi sur le littoral, permettant de communiquer par signaux optiques avec les navires.  Le sémaphore a été construit en 1861 et il est utilisé par la Marine Nationale. C’est une sorte de tour de contrôle pour les navires.

Branché sur le canal 16, Olivier nous fait une démonstration de communication.  
« Béar Béar Béar, Big Mama Big Mama, Big Mama » pour un test radio. Béar étant la dénomination du secteur pour le sémaphore, et Big Mama le nom de notre bateau. Aussitôt, la Marine Nationale répond « Big Mama de Béar, vous êtes fort et clair ».
Ce type de communication permet à un navire en détresse de pouvoir être secouru rapidement, soit par des navires alentours, soit par les secours en mer.

Nous voguons encore vers le sud. A tribord nous distinguons Banyuls-sur-Mer. Olivier nous fait remarquer la présence de deux bouées jaunes flottantes sur l’eau. Il décélère jusqu’ à 8 nœuds. Nous entrons enfin dans la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls.

Joyau de la Côte Vermeille, la Réserve Naturelle Marine s’étire entre Banyuls et Cerbère. Paradis des baigneurs et des passionnés de plongée, cet espace naturel protégé est la première Réserve Naturelle Marine de France.
En bordure de la Côte rocheuse des Pyrénées-Orientales, la Réserve couvre 650 hectares de mer et s’étend sur 7 kilomètres de côte jusqu’à 1 mille et demi vers le large.

Elle a été créée en 1974 pour enrayer la destruction de la côte par la pêche et la pollution. Aujourd’hui des suivis sur les herbiers de posidonies, le coralligène, les milieux rocheux, le peuplement de poissons ou encore des veilles écologiques sont régulièrement organisés dans la Réserve.

La plongée et baignade sont autorisées, à condition de s’amarrer sur les bouées prévues afin d’éviter l’ancrage, qui lui est interdit. Nous choisissons le Cap de l’Abeille pour nous arrêter : masques et tubas sur le visage, nous explorons le monde incroyable la Réserve. Nous pouvons entrevoir quelques poissons tel dès girelles ou des saupes. On a même observé un gros mérou.

Beaucoup de règles sont à respecter. Vous pouvez vous renseigner sur le site de la réserve :
https://www.ledepartement66.fr/quest-ce-que-la-reserve-marine/ 

Nous quittons maintenant la Réserve. Sur le retour, nous faisons halte dans les criques sauvages de Sainte Catherine. L’eau y est turquoise, et les falaises plongent dans la mer. Une poignée d’anciennes maisons de pêcheurs sont posées là, sans eau ni électricité.

Olivier détache les paddles, et nous explique les consignes de sécurité à adopter dans la baie.  Chacun essaie de trouver son équilibre, debout ou à genoux. Nous longeons les falaises, tandis que nous observons sous nos pieds la vie sous-marine entre les rochers. Nous remontons tranquillement sur notre navire et rangeons les paddles sur le toit.

Toutes les bonnes choses ont une fin, nous rentrons en direction de Port d’Argelès, des souvenirs pleins la tête. Il est midi passé et le sport nous a creusé l’appétit. Nous profitons des quais pour nous asseoir en terrasse et commander un bon repas face aux bateaux, là où la journée a commencé.

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